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Mes textes, mes poèmes, mon autre moi... Si vous voulez utiliser un de mes textes, demandez le moi :)

30 septembre 2008

On fait quoi?

Comment commencer ? Je sais ! En m’excusant : ce billet va être rasoir, j’ai besoin de vider mon sac, un an et demi que je le traine, et là j’en peux plus ! Aussi veuillez m’excuser de ce qui suit, en même temps rien ne vous oblige à lire !

J’avais écrit, il y a quelques temps ceci. Mais visiblement ça n’a pas suffit à m’apaiser.

Revenons un an et demi en arrière, en avril 2007.

Papa tousse. Il va chez le docteur, c’est une bronchite. Quelques jours se passent, il perd sa voix. Comme il est fumeur, par précaution, le docteur l’envoie à l’institut Curie pour faire des examens complémentaires. L’institut Curie c’est l’hôpital spécialisé en cancer de Paris.

Fin avril : Papa a un cancer des poumons. Les métastases se sont agglomérées au niveau du poumon, appuyant sur un nerf, paralysant une corde vocale. Voilà pourquoi Papa a du mal à parler.

Forcément une telle nouvelle on s’y attend, vu que nous sommes trois fumeurs sur quatre personnes dans la famille, on se doutait bien qu’un jour ça allait arriver. Mais voilà, là, c’est là. Et il faut encore faire face.

Pourquoi dis-je « encore » ?

Pour m’expliquer je dois encore faire un bon dans le temps : revenons à fin août 1996.

A cette époque, grosse engueulade entre mes parents suite à la visite d’un toubib parce que mon père était malade.

Sans trop que je comprenne comment et pourquoi, Papa s’est retrouvé en arrêt longue maladie, pour cause de dépression. Il est devenu… une loque ! Il a sombré (il n’y a pas d’autres mots) dans l’alcoolisme. A essayé de suicider. Et malgré tout ça, malgré les horreurs qu’il a pu nous dire, nous sommes restés là. J’ai « élevé » mon frère. Ma mère portait mon père à bouts de bras. Elle ne pouvait pas tout faire.

Il doit y avoir à présent pas loin de 10 ans qu’il n’a pas bu une goutte d’alcool. Nous sommes très fiers de lui pour ça. La dépression a eu l’intérêt de me donner un vrai Papa. Avant il nous égueulait, il criait pour un rien, il râlait tout le temps. Après, il riait avec nous, jouait, s’intéressait à ce que nous faisions.

Alors forcément, quand l’année dernière on apprend qu’il a un cancer, ça fait un coup. Il s’est battu contre son alcoolisme, il l’a vaincu. Mais un cancer. Mon dieu !

Au début, ça allait. Il a arrêté de fumer tout de suite. A commencé sa chimio. A un peu perdu l’appétit. Mais surtout a arrêté de travailler.

Je vous passe les détails, mais je vous donne un détail d’importance : les métastases ont migré… dans la fesse !

Alors forcément, avec une corde vocale « morte », des métastases dans la fesse qui doivent appuyer sur un nerf, Papa va chez des docs : réapprendre à parler, rééduquer sa jambe.

Aujourd’hui ça ne va pas mieux. Il est sous traitement « expérimental ».

Pourquoi vous raconter tout ça ?

On parle souvent de la douleur du malade. Mon père a mal je le sais – il a une phlébite, découverte aujourd’hui, je reviens de l’hôpital d’ailleurs – mais pour ça la médecine ne fait pas de progrès assez vite. Certes il est suivi : il prend de la morphine.

Mais que fait-on pour son moral ?

Fut un temps Papa s’inquiétait pour son travail (cela fait un an et demi qu’il n’a pas travaillé), certes il est fonctionnaire, mais la peu de revenir au travail et de s’entendre dire qu’il se retrouve dans un placard lui fait peur.  Je le comprends. A côté de ce problème là d’autres s’en posent.

Nous, sa famille, on le sort, on l’emmène au théâtre, au stade de France voir Nabucco, ma mère l’oblige à « se bouger » un peu. Aller faire des courses par exemple. Le problème c’est qu’il est faible, donc forcément le moindre effort lui coute énormément. Il s’essouffle parce qu’il est anémié. Alors lui forcément il se sent « inutile ». Et pour ça, les médecins ne peuvent rien. Et nous, la famille, on n’en peut plus. Enfin… surtout ma mère, parce que moi je ne vis plus avec mes parents depuis plus de 6 ans, et mon frère n’est pas souvent chez eux.

Elle, elle sombre. Petit à petit, elle s’éteint, et pourtant, elle est forte ! Elle était en tous cas.

Alors que peut-on faire pour soutenir une famille qui traverse une telle crise ?

Vous vous demanderez peut être où se trouve le restant de ma famille ?

Ma grand-mère paternelle n’est pas au courant, mon père n’a pas voulu « l’inquiéter ». De toute façon, elle est tellement tournée vers elle même qu’elle ne se rend compte de rien. Mon père a perdu ses cheveux. De ce fait, quand ils ont repoussé, ça lui a fait une nouvelle coupe. Elle n’a pas tilté. C’est ma mère qui porte les pacs d’eau et les bouteilles de gaz quand ils vont la voir. Ca non plus ça ne l’étonne pas. Bref…

La sœur de mon père ne s’est jamais vraiment intéressée à lui. Son frère l’appelle de temps en temps.

Il n’y a sans doute que du côté de ma mère, où l’une de ses sœurs, l’appelle souvent et essaye de lui remonter le moral.

Heureusement, avec mon frère nous avons des exutoires, nous pouvons nous vider la tête fréquemment, mais pour ma mère ?

Pour toutes ces épouses et ces époux qui voient leur moitié s’affaiblir, diminuer, que peut on faire ?

Ne me dites pas « rien ».

On dit souvent que le moral, dans une longue maladie du type cancer, est un élément essentiel.

Alors ce n’est peut être pas la priorité absolue pour nos gouvernements successifs, pour les médecins, pour je ne sais qui encore, mais là ça devient une priorité pour moi et les miens.

J’ai laissé mon petit Papa à l’hôpital, tout seul dans sa chambre. Et ça, ça me fait mal au cœur.

Je l’aime mon Papa, et je ne peux rien faire d’autres pour lui que de sourire et faire comme ci. Comme ci tout allait bien. Comme ci tout allait s’arranger demain.

Posté par Adidine à 20:09 - Et blablabla - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


29 septembre 2008

Karol

Un contretemps (une gueule de bois) m'ayant empêcher d'aller chez le coiffeur, je ne posterai pas de photos de ma nouvelle coupe (mais ça ne saurai tarder). Cela étant, j'ai eu envie de vous faire lire ce qui suit.

Un poême sans chichi que j'avais écrit pour mon frère, il y a de ça deux ans.
Alors à toi, mon petit Karol (oui oui c'est son prénom ; et c'est bien un homme), je sais que si certains de nos problèmes se sont résolus, d'autres sont apparus... mais on reste une famille.
A vous, lecteurs : bonne lecture, et bonne nuit :)


Petit garçon triste qui ne comprend pas
« Ou est papa ?
Pourquoi maman pleure ?
Pourquoi y a pu de bonheur ? »

Tu sais, les grands ont leurs problèmes c’est juste la vie
Profites de tes 10 ans, arrête de broyer du noir mon petit,
Ne t’inquiète pas, la tempête s’arrêtera, nous serons heureux,
Bientôt nous aurons des parents moins soucieux,

Non je ne suis pas maman, elle va revenir, avec le sourire
Et papa ira mieux, pour eux, tu dois grandir
Tu dois aller vers l’adolescence, sans peurs
Même si les années passent sans bonheur

Je sais que c’est triste bonhomme, mais bientôt ça ira mieux
Donne moi ta main, promis je ne la lâcherais pas
Souris moi petit frère, que je trouve la force pour nous deux
On va avancer, je te fais la promesse que tout s’arrangera

Problèmes enfin résolus pour nos parents
Maintenant tu as 19 ans, tu es devenu un grand,
Tu n’as plus besoin de moi, ta grande sœur,
Mais je te porterai toujours là, dans mon cœur.

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26 septembre 2008

Aujourd'hui, c'est le premier jour du reste de ma vie

Le concours est fini. Ca ne s'est pas forcément déroulé comme je l'espérai, mais c'est une bonne chose de faite.

Aujourd'hui c'était donc le premier jour depuis environ 4 mois où je pouvais ne rien faire sans culpabiliser. Cependant la journée a été mauvaise. Mais elle n'est pas finie. Et surtout ma vie se poursuit, alors j'ai décidé de ne pas m'arrêter aux déceptions de ce jour.

Comme c'est le premier jour du reste de ma vie, je vais changer quelques petites choses qui me déplaisent dedans. A commencer par moi... Il faut savoir être égoïste des fois, non? Alors je vais me changer un peu, physiquement d'abord (demain coiffeur pour couper "tout" : j'ai quand même les cheveux jusqu'aux reins), socialement ensuite (il serait bon que je reprenne contact avec quelques personnes que je ne vois presque plus), et puis "caractère-ment" (si j'ai à faire face à des égoïstes, des  je-m'en-foutiste je ferai comme eux).

Et surtout je vais me remettre à écrire, parce que ça me manque beaucoup tout simplement.

Un dernier petit mot pour remercier ceux qui étaient venu en "soutien" dans mon précédent billet, et puis surtout pour vous dire qu'aujourd'hui c'était aussi le premier jour du reste de votre vie, alors qu'allez vous en faire?

Posté par Adidine à 19:34 - Et blablabla - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 septembre 2008

Et demain, peut être...

Qui a dit qu'on devait avoir un métier? Je vous le demande!
Quand j'étais petite je voulais être nourrice... Je trouvais ça amusant de s'occuper des gamins, et puis ma "tata nounou" avait l'air heureuse, elle regardait les dessins animés avec nous, nous amusait etc...
Un peu plus tard, à l'adolescence, j'ai voulu travailler à la réinsertion des personnes incarcérées. Et puis il a fallu faire un choix lors du passage en première : scientifique? littéraire? économique? filière technique?

On m'a conseillé d'aller voir dans un CIO (Centre d'Information et d'Orientation) où la première question que l'on m'a posé a été celle de savoir ce que je voulais faire plus tard : encore! Mais c'est quoi cette obsession? Vous croyez qu'à 15 ans et des brouettes je sais ce que je veux faire de tout le restant de ma vie?

J'ai fait une première et une terminale scientifique. Selon ma prof de chimie j'aurai pu faire un bon métier dans ce domaine, et selon ma prof de maths j'aurai pu prendre sa place!
Sauf que... moi je voulais être directrice de prison. Ca ne s'invente pas! A l'époque j'étais mue par l'envie (présente depuis un moment) d'aider ceux que d'autres avaient laissé de côté.

Inscription en fac de droit. Echec. Oui terrible échec même.
Redoublement de la première année. Petit à petit je me suis intéressée à ce que je faisais. Le métier d'huissier aurait pu m'intéresser, mais finalement en troisième année c'est le notariat qui m'a fait de l'oeil.
Ce milieu est très fermé et malgré mon niveau (bac + 5 ; un mémoire rédigé ; des notes potables voire dans certains cas bonnes) personne (je dis bien personne) ne veut de moi en stage!
La faculté ne veut pas de moi non plus pour continuer dans la voie du notariat, alors me voilà obligée de passer ce fichu examen d'entrée à la "VP" (comprendre "voie professionnelle" par opposition à la voie universitaire que d'ailleurs personne ne désigne par "VU").

6 mois de cours le samedi.
La monocléose qui me tombe dessus.
Deux semaines de révisions intensives, d'apprentissage, de lecture, d'interrogations, de non repos... et nous voilà le 22 septembre, 21h passées et je suis à environ 17h de la première épreuve.
Demain donc je joue mon avenir. Ce n'est pas la perspective d'échouer qui me fait peur, chacun est faillible.
Ce qui me fait peur c'est de me retrouver sans rien alors que je suis titulaire d'un M2 (ex DEA). Tout l'été je me suis répétée que si j'échouais je m'inscrirai pour passer les examens du barreau et devenir avocate.
Finalement, j'en sais rien.

J'admire les gens qui font ce qu'ils aiment toute leur vie. Mais comment à à peine 17 ans peut on demander à quelqu'un de faire un choix qui va engager toute sa vie? J'ai choisi le droit et pour des raisons financières (et aussi parce que j'aime le droit) je ne peux plus faire demi tour. Mais si je m'étais trompée? 

Très sincérement, cela fait 21 ans que je suis à l'école, et je n'ai jamais eu l'occasion de me demander ce que je voulais vraiment faire. J'aime cuisiner, devrais je devenir cuisto? J'aime écrire, devrais je devenir écrivain? J'aime l'Histoire, devrais je devenir prof ou historienne? Je n'en sais rien!

Ce que je sais c'est que j'ai aimé mes études, j'ai aimé apprendre tout ce que je sais, mais je ne vois pas dans quel métier je pourrai m'épanouir si le notariat ne veut pas de moi. Et ça aussi ça me fait peur.

Ce ne sont sans doute que des élucubrations de veille d'examen, et j'en suis désolée.
J'avais besoin de poser tout ça par écrit, c'est fait.

Posté par Adidine à 21:30 - Et blablabla - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 septembre 2008

Envie d'avenir

Je veux être maman. On me dit souvent : "Tu as le temps".
C'est vrai j'ai à peine 24 ans. Mais voilà, ce désir d'enfants me trotte dans la tête depuis un moment.

J'ai envie de donner la vie, d'éduquer... Une envie ridicule penseront certains, une envie qui peut bien attendre encore quelques années, selon d'autres ("Finis tes études d'abord", dixit ma chère maman).

En tous les cas cette envie a donné lieu à ce qui suit... bonne lecture.


Un jour, un songe a surgit

Et depuis peu à peu il murit

Cette pensée est déraison

Je sais que tu dirais non

Et pourtant, j’y pense

Suite de notre romance

Le fruit de notre amour

Grandissant tous les jours

En apercevant ces enfants

Lovés contre leurs parents

Je t’imagine, toi, mon ange

Papa changeant les langes

J’ai cette envie au fond de moi

De voire pousser au fil des mois

Un petit être qui serait notre

Et qui ferait rêver les autres

Bercer tout contre mon sein

Ce délicieux petit chérubin

Qui, un jour, te dirait « Papa »

Qui serait une de tes joies

Désir soudain d’être mère

Que je dois pourtant taire

Nous serons heureux à deux

Si c’est ce que tu veux

Posté par Adidine à 21:05 - Poésie - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 septembre 2008

Je vous quitte...

... pendant quelques jours, mais je garde un oeil sur vous ; de loin...

                                                                        Yeux2

Posté par Adidine à 20:27 - Et blablabla - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 septembre 2008

Point de rupture

Il faut aujourd’hui que nous fassions le deuil de notre histoire.

Notre amour ne peut grandir, il est pourtant là prêt à éclore comme une belle fleur au début du printemps, mais jamais il ne grandira. Je l’ai décidé.

Nous étions au début d’un beau voyage, mais il vaut mieux ne pas tenter de le prolonger, nous ne ferions que le gâcher. Nous ne sommes pas prêts. Nous n’étions pas prêts.

Il faut aujourd’hui mettre un terme à cette souffrance.

Les silences et les interrogations ont eu raison de nous, ont eu raison de moi, de ma déraison, de ma folie de t’aimer. Le poids pesant de tes non dits, de mes questions sans réponses ne peut pas être occulté.

Si dans tes yeux je ne me vois pas belle, je ne peux pas continuer à espérer. A nous espérer.

Je me suis sentie seule, parce que tu ne pouvais pas être là. Je me sens seule même quand je suis dans tes bras. Tu es trop absorbé par ta vie.

Moi je suis seule, avec toi, et j’en souffre. Je ne veux plus en souffrir. Et pour cela nous devons en finir.

Je serais seule, parce que sans toi.

Il faut aujourd’hui se séparer sans trop se faire de mal.

Je voulais t’aimer. J’avais pensé pouvoir t’aimer. Mais je ne suis pas assez forte pour cela. Sans doute pas assez mature. Sans doute encore trop fragile à cause du passé. Et je ne te sens pas prêt. Pas prêt à m’aimer. Pas prêt à voir celle que je suis. Encore trop loin de moi. Encore trop attaché à ton passé.

Je me suis crue assez courageuse pour accepter tes conditions. L’amour n’est pas conditionnel. Mon amour pour toi est universel, intemporel et plus tard il ressemblera à de la tendresse.

Il faut aujourd’hui penser à nos avenirs… séparés.

Nous le voulions unique, mais notre avenir doit être double. Le tien. Le mien.

Il ne faut pas regretter le passé, il faut essayer de se construire un avenir sans heurts, où nous pourrons être libre de penser à l’autre sans avoir mal.

Cela sera long. Tu vas me manquer. Tes sourires. Tes regards. Tes caresses.

Je vais fermer les yeux et te voir sans cesse.

Je vais pleurer et espérer que tu sèches mes larmes longtemps avant de réaliser que tu ne le feras pas. Parce que c’est moi qui l’ai décidé.

Je n’aurais pas de regrets car ça serait avouer que je me suis trompée. Je ne me trompe jamais.

L’avenir me sourira. Il me dira que j’ai eu raison de t’oublier. Ou alors il me remettra sur ta route. Et nous pourrons nous aimer.

Mais en cet instant il n’est plus question de nous, il n’est plus question d’unisson, ou de communion… c’est l’heure de la séparation mon Amour.

Oublie ton amour pour moi sans trop m’oublier moi.

Je t’ai aimé à m’en oublier, je m’aimerai pour t’oublier.

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15 septembre 2008

Questionnement

Aujourd'hui je m'interroge.
Cela m'arrive souvent mais aujourd'hui, j'ai besoin d'une réponse.

Pourquoi les gens ne disent ils pas ce qu'ils ressentent? C'est pas compliqué de dire "Tu me fais ch***", "Tu me manques", "Tu es l'homme/la femme qu'il me faut", "Je ne veux plus de toi"... Pas la peine d'en faire des tonnes et des tonnes, de faire une dissertation ou un opéra, parfois juste un mot dit et le tour est joué!

Ma maman, en bonne maman je pense, m'a toujours dit de dire ce que je pensais, et que c'était préférable de dire les choses sans se cacher plutôt que de se taire. Bref, savoir faire preuve de franchise que cela fasse plaisir ou non. Bien entendu, elle m'a aussi appris à prendre des gants pour dire des choses désagréables. Je pense avoir suffisament de vocabulaire pour ne pas être trop méchante (et puis j'aime pas la méchanceté gratuite, si je peux éviter de faire du mal je le fais).

Le propos n'est pas là, je m'égare : pourquoi, donc, ne pas être franc et dire aux gens ce que l'on resent?

Sans rentrer dans les détails, mon papa est malade (gravement), à chaque fois que je voyais son état se dégrader je me disais que je ne lui avais pas dit que je l'aimais, qu'il comptait pour moi etc...
Paradoxal non? D'un côté on me dit "dit ce que tu penses, ce que tu ressens", de l'autre on ne parle surtout pas de sentiments dans ma famille! Alors j'ai fait le choix de dire ce que je pensais tout le temps, à tout le monde.

Alors selon vous pourquoi les gens ne disent pas ce qu'ils ressentent? Ont ils peur de trop se livrer, qu'on se serve de leurs sentiments contre eux? J'avoue que je suis perdue moi!

Si je vous demande votre avis c'est parce qu'un de mes proches n'arrive pas à parler de ses sentiments et je ne comprends pas réellement pourquoi!

Alors oui je sais, les gens sont comme ils sont, mais bon... là ça me turlupine!

Alors à vot' bon coeur : si vous avez une réponse, je suis preneuse!

 

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13 septembre 2008

Aujourd'hui...

... j'ai envie de Photo_050
















Envie qu'on m'offre

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Envie de manger des

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Mais je dois apprendre tout ça....

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Posté par Adidine à 20:27 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 septembre 2008

Rue Philippe de Girard [3]

Voilà la suite, et la fin...

J’ai dormi pendant toute une journée. Au réveil je n’avais que de souvenirs confus. Je m’étais faite engueulée par mon boulot. Absence injustifiée. Perdu une journée de salaire. Et je pensai devenir folle.

Le jour où je suis retournée travailler j’ai évité de passer par mon chemin habituel, histoire de ne pas revoir la statue, ni la caserne. Un détour d’un quart d’heure. Tant pis.

Je n’avais plus le goût à rien. Quelques jours ont passé, je bossai, je rentrai en empruntant le détour.

Ma collègue, qui était plus ou moins devenue une bonne copine ne me reconnaissait pas. Elle faisait le pitre pour me faire sourire. Chercher sans cesse à me changer les idées.

Elle me demandait tellement ce qui n’allait pas, insistait tellement que j’ai fini par lui raconter ce que je pensai avoir vécu.

Sa réaction a été bizarre. On m’aurait raconté ça, je me serai dit que la personne en face de moi était complètement givrée. Elle… elle n’a rien dit.

Voilà, j’étais folle, et j’avais mis quelqu’un au courant.

Un jour, à midi, à l’heure de la pause, elle m’a poussée à retourner devant la caserne.

« Il faut bien affronter ses démons non ? »

Allons-y… j’étais à la fois résignée, dépitée, déprimée et fatiguée par cette histoire.

Allons voir cette caserne toute noire et toute vide…

J’ai été très surprise de trouver des pompiers devant la caserne. Avec un camion. Certains étaient près de la porte avec la serrure codée et essayait de composer le code. Visiblement en vain.

Ma curiosité m’a poussée à engager la conversation avec un pompier qui était près du camion.

« Excusez moi, la caserne est vide ? »

La réponse fut positive. Sèche. Je devais déranger.

Je restai plantée là. A coté du pompier.

« Vous voulez quelque chose ? »

J’essayai de formuler une réponse des plus cohérentes, mais tout se bousculait… les flammes, les bruits étranges et cette statue... La seule chose que je trouvai à dire était « ce bâtiment me fout la frousse ».

Et là…

« Vue la réputation qu’a cette caserne c’est pas étonnant ma petite demoiselle ! »

Comme mon visage a dû changer, de couleur ou d’autre chose… le pompier a ajouté « Allez voir le bonhomme au gros ventre qui fume près du camion là bas, il vous racontera… »

Le monsieur en question, après avoir expliqué ma première conversation, a bien voulu me raconter l’histoire de la caserne et quelle histoire !!!

« Les problèmes de la caserne ont commencé au début du siècle dernier. Je ne sais pas si vous êtes au courant mais à cette époque là y a eu des travaux à la gare de l’est, et y a eu un gros problème : un éboulement. Du coup certains de nos hommes ont du aller là bas, et à cause de l’éboulement un feu a pris. Et nos hommes sont restés coincés là bas. Tous morts. »

Je ne voyais pas trop où le pompier ventru voulait en venir, mais j’écoutais…

« Après ça, y a des choses bizarres qui se sont passés dans la caserne. Des feux ont pris dans les chambres. Juste le lit qui brulait. Une marche de l’escalier. Un casier. Et puis les hommes ont commencé à tenir des propos incohérents. Ils avaient peur du feu… pfff un comble pour des pompiers. Ils sont allés les uns après les autres à l’église là bas en face. Pour trouver le repos il parait. Y en avaient qui disait qui voyaient des flammes apparaître puis disparaître pfiouu comme ça… Bref… Tout ça pour vous dire qu’il y a une espèce de légende suite à tout ça : certains pompiers auraient dit qu’ils avaient vu les morts, vous savez les pompiers morts pendant l’incendie des travaux à la gare de l’est, parait même qu’ils leur auraient parlé et qu’ils leur auraient dit qu’ils étaient maudits… Du grand n’importe quoi si vous voulez mon avis…»

Voilà qui commençait à m’intriguer…

J’osais un « et c’est tout ? La caserne est vide parce qu’elle serait hantée ? »

Le ventru a souri, ça m’a foutu les jetons.

« Ouais, elle serait hantée par les morts de l’incendie, pi par tous les gars qui ont travaillé là et qui se sont jeté sur les rails là bas, vous voyez ».

Vers la statue, c’était là qu’il pointait son doigt.

Ce que je voyais surtout, c’était qu’on tait en train de me faire un gag, je devais être filmée, ou quelque chose dans ce genre.

« Hey ! Vous savez ce n’est qu’une légende, si la caserne est vide c’est parce qu’elle doit plus être aux normes c’est tout ! »

Je ne savais pas quoi dire.

J’hésitai.

« Vous savez si d’autres personnes ont vu… enfin ces choses là… des flammes… par exemple ? »

« Justement oui, c’est pour ça que la légende à la peau dure ! D’autres disent même que la statue là bas bougerait, d’autres disent qu’ils ont entendu comme un feu bruler quand ils passaient près de l’église en face »

Tout ce que j’avais vécu. Ca ne pouvait pas être possible. On se moquait de moi. J’allais de la colère à la curiosité…

« Vous savez ma petite dame, faut pas vous inquiétez c’est qu’une légende ! »

Tout ça me stressait et m’intriguait. Je n’étais peut être pas folle. J’aurai vu des phénomènes paranormaux. Pourquoi pas hein ?

Finalement je ne savais pas quoi croire.

Mon contrat allait prendre fin, je n’aurai plus à aller dans ce coin là du 10ème. Je devais peut-être passer à autre chose en oubliant tout ça. Impossible. Si. Tout était possible.

Les jours ont passé, mon contrat a pris fin.

Plus rien. La vie avait repris son cours.

Au fond de moi je me disais que soit j’avais rêvé soit la légende qu’on m’avait raconté n’en était pas une.

Peu importait finalement.


Posté par Adidine à 22:41 - Nouvelles - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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