29 décembre 2008
Le comte de Noël
Pour ceux qui ne sont pas allés voir le blog qu'Aude nous proposait pour l'Avent, je mets ce soir la nouvelle que je lui avais donnée.
Dans une région retirée, au sommet d’une colline il y avait une maison.
Une très belle et grande maison. Avec un vaste parc fleuri autour. En tous les cas à une certaine époque.
A présent la maison était délabrée, le parc laissé à l’abandon.
En plus, au jour où se passe notre histoire, tout était sous la neige. Les nuages gris, les flocons virevoltant donnaient un air lugubre à l’endroit.
Cette demeure appartenait à la famille de Noël. Ce nom étonnant datait de plusieurs siècles. Personne ne savait vraiment d’où cela venait. Mais la famille de Noël assumait son nom. Tous les ans, pour les fêtes de fin d’année un bal était organisé. Tous les habitants de la région étaient conviés. Ce bal permettait aux uns et aux autres de se retrouver une fois l’an et de se raconter les événements de l’année.
Cette tradition fut abandonnée lors du décès des parents de l’actuel propriétaire : Eugène de Noël.
Le pauvre Eugène vivait reclus sur lui même. On ne le voyait plus chasser ou se promener dans son domaine.
Il avait arrêté d’entretenir sa maison, ne faisant aucune réparation, les vitres tombaient les unes après les autres, la poussière avancée un peu chaque jour dans chaque pièce.
Il avait aussi stoppé les travaux de jardinage qu’il avait entrepris depuis l’enfance. Le beau potager n’était plus qu’un amas de feuilles mortes et de mauvaises herbes.
Eugène était solitaire et aimait l’être. Il avait enlevé tous les miroirs et toutes les horloges de la maison.
Avec la neige qu’il était dernièrement tombé, il était encore plus seul. Les routes étaient coupées depuis plusieurs jours.
Eugène savait que les fêtes de Noël arriveraient, et comme tous les ans il n’avait rien prévu. Il boirait son verre de vin en mangeant un morceau de viande et sans doute quelques légumes, et irait se coucher tôt comme toujours.
Noël n’était pas une fête qu’il appréciait. Il n’aimait pas les bals que ses parents et avant eux ses grands-parents organisaient.
Ce jour là, le jour où se situe notre histoire, Eugène fut surpris d’entendre frapper à sa porte. Cela arrivait de temps à autre mais il n’ouvrait jamais, et ne prêtait aucune attention à qui venait le voir. Il ne dérogea pas à la coutume. Pourtant piqué de curiosité il regarda cette fois ci par la fenêtre pour voir qui était là.
Il n’arrivait pas à voir si c’était une femme ou un homme. La personne était emmitouflée dans un grand manteau, avait sur la tête un grand chapeau.
La personne insistait. Cela commençait à énerver Eugène. En général les gens repartaient aussi vite qu’ils étaient arrivés.
Eugène alla donc ouvrir. Il s’agissait d’un homme avec une grosse moustache. Il voulait savoir si cette année il y aurait un bal. Il expliqua que cela faisait un moment qu’il avait quitté la région mais qu’il souhaitait montrer à ses enfants et à sa femme le bal du Comte de Noël.
Eugène répondit laconiquement : « Pas de bal ».
L’homme insista, il était prêt à payer pour qu’Eugène organise un bal. Il était même près à rénover la maison. Eugène tout aussi concis répondit seulement : « Non ».
Il ferma la porte.
Tous les jours pendant près de 15 jours, l’homme était revenu. Insistant et proposant toujours plus.
Eugène finit par céder. Après tout, il n’avait aucune obligation d’assister à ce bal. Il s’enfermerait dans sa chambre et voilà tout.
Les travaux avançaient très vite. A deux jours de Noël tout était près. L’homme à la moustache avait tout organisé. La décoration était installée. La maison avait retrouvée de sa superbe. Le parc aussi.
Eugène ne vivait plus que dans sa chambre. Il n’avait rien vu des lieux. Il s’était arrangé avec le moustachu pour qu’il lui amène à manger à heures fixes. Il ne s’intéressait pas du tout à ce qu’il se passait chez lui.
Le jour du bal était arrivé. Eugène fit comme d’habitude, et resta seul dans son coin.
Il entendait un peu de bruit, de la musique, des rires. Ca l’énervait.
Il n’arrivait pas à lire, et pire on avait oublié de lui amener à manger. Il s’était décidé à descendre jusque dans la cuisine. En espérant ne croiser personne. Quelle idée il avait eu ! La foule l’entourait, les gens se pressaient autour de lui pour voir comment Eugène était. Il y avait tant d’années que les gens du coin ne l’avaient pas vu.
Eugène lui se maudissait d’être sorti de sa chambre. Tout ce brouhaha l’exaspérait. Et puis soudainement, il eut comme l’envie de voir s’il reconnaissait des gens. Tous les visages qu’il voyait lui étaient totalement inconnus. Il avait l’impression de reconnaître un menton, un nez ou un sourire. Mais pas un visage complet.
Il était à la fois curieux – chose assez rare pour être notée – et embarrassé – tant de gens chez lui, qu’il ne connaissait pas.
Il avança au milieu des gens, comme poussé par l’envie d’en savoir plus. Tout d’un coup il fit face à une table couverte de gâteaux. Dont un énorme.
Un gâteau qui portait l’inscription « Bon 100ème anniversaire Eugène ».
L e choc.
Il avait 100 ans aujourd’hui. Le jour de Noël était son jour de naissance.
Il n’avait jamais cherché à compter les jours où les années. Il savait quand l’été approchait, quand on changeait d’année. Mais il n’avait pas de calendrier et se fichait de savoir son âge. Il avait arrêté de compter depuis plus de 50 ans…
Il fallut asseoir l’homme âgé en état de choc. Tout d’un coup il réalisait qu’il avait été seul pendant près d’un demi-siècle, et que malgré cela les gens géographiquement proches ne l’avaient pas oublié.
Le comte de Noël réalisa que la magie de Noël n’était pas qu’une fable.
Durant l’année qui suivit, il eut des visites tous les jours, et se sentit aimé. Il réalisa qu’il avait bêtement gâché 50 années.
Cette année fut l’une des meilleures de sa vie. Mais fût la dernière.
Eugène de Noël s’éteignit le jour de son 101ème anniversaire, lors du bal de Noël qu’il avait organisé. Il était entouré comme jamais, et partit heureux.
25 décembre 2008
Joyeux Noël
15 décembre 2008
De la pub!!!
Allez donc effeuiller le calendrier de l'avent par là.
14 décembre 2008
Fin de week-end
Ce week-end ce fut pluie, pluie, et pluie... en tout 10h de route sous... LA PLUIE!!!
Alors comme j'ai envie de soleil, je me suis dit que vous aussi vous pouviez en avoir envie...
A défaut de soleil, voilà son "représentant"
11 décembre 2008
Où est Pierrot?
J'ai vu par ça la fenêtre, je cherche Pierrot....

02 décembre 2008
Pti O
Pti O est malheureux.
Oui, il est triste… d’ailleurs il boude, il se recroqueville pour ne plus qu’on lui fasse de mal !
Il en a marre, il ne voit pas le jour. Et là où il est renfermé ça sent l’humidité et la transpiration.
« C’est nul, j’aime pas ma vie », se dit pti O.
Pti O n’est pas seul pourtant, il a toujours quatre amis avec lui. Pour aller plus vite, il les appelle 1, 2, 3 et 4. Certes ce n’est pas original, mais comme ils se déplacent toujours dans le même ordre, ça lui convient.
Pti O se demande pourquoi de ces 5 amis qui sont toujours ensemble, c’est toujours sur lui que ça tombe.
Une porte, vlan, il se tape dedans !
Une chaise qui traine et hop c’est pour lui !
Une chaussure pas rangée ? Devinez qui va trébucher dessus !
Pas étonnant qu’il se recroqueville sur lui même ! Il en a ras le bol de prendre des coups !
Pti O aimerait prendre le large, partir loin, peut être se faire de nouveaux amis, mais il ne peut pas.
Il est coincé là, dans le noir, avec eux !
Pti O ne peut même pas faire grève, ses amis l’en empêchent, quand l’un se déplace les autres sont obligés de suivre.
C’est vraiment trop dur la vie d’un ptit Orteil…
01 décembre 2008
Et un deuxième!
Un second billet aujourd’hui, plus léger, pour vous dire à quel point la Normandie fait du bien au moral.
Ce week end nous avons bravé le froid pour un périple sur les plages du débarquement.
Nous avions comme point de chute Port en Bessin Huppain.
La pointe du Hoc à la nuit tombante était sublime, et même le cimetière américain de Colleville sous la pluie nous a plu !
Une petite photo de la pointe du Hoc pour vous…
Une petite vidéo (qui devrait finir par apparaître quand Youtube l'aura complétement chargée) des falaises de Port en Bessin…
Bonne soirée à tous…
P.S : Lou’ j’attends ton défi, tu avais gagné, maintenant que les choses ont repris leur cours je pense réécrire.
Mon j'accuse!
Après le « J’accuse » de Zola, j’aimerai moi aussi écrire mon « J’accuse », pas au sujet de l’affaire Dreyfus, mais sur un tout autre sujet.
Comme vous le savez si vous passez chez moi de temps en temps il y a un mois mon père est décédé. D’une manière assez brutale, nous ne nous attendions pas à ce qu’il parte. Aussi niveau administratif nous avons eu tout à faire.
Faire le changement de compte débiteur auprès de FT, d’EDF, des mutuelles, des assurances… et surtout auprès de SFR.
Mon père avait un abonnement chez eux. Pour cela pas de réel problème si ce n’est une facturation de déblocage de téléphone alors qu’on ne l’avait pas demandé. Problème réglé depuis.
Ce qui a posé problème c’est que mon père payait aussi pour la ligne de mon frère.
Dès le lendemain nous (enfin moi) avons contacté SFR pour leur demandé la marche à suivre pour que cela soit ma mère qui paye les factures de la ligne de mon frère. On me dit alors qu’on m’enverra un dossier de changement de titulaire à remplir et à réexpédier avec tout un tas de papiers à joindre.
A réception du courrier, nous photocopions tout un tas de choses, nous envoyons le dossier complet vers le 12 novembre.
Le 22 nous recevons un courrier, adressé mon père, de la part de SFR.
Pour le nom, nous nous sommes dit que cela pouvait arriver de ne pas bien reporter le nom du destinataire.
Par contre sur le contenu du courrier, nous en sommes restés… sur le cul – c’est le mot.
Ce courrier, en substance, disait que SFR avait le plaisir d’informer monsieur W que suite à sa demande du 12 il était désormais le nouveau titulaire de la ligne de mon frère.
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Pardon ???
Mon père depuis le paradis a donc contacté SFR !!!!
J’appelle – donc je paye !
La personne que j’ai en ligne me dit que le courrier qu’ils ont reçus concerne le changement de numéros favoris.
Je lui indique que non, et je lui lis le courrier. Elle ne m’écoute pas, donc je répète. Elle me dit que je me trompe encore. Elle finit par raccrocher au nez.
Je rappelle.
Je réexplique une nouvelle fois le problème.
La personne que j’ai en ligne me dit que seul le titulaire peut faire des changements.
Or je viens de passer 10 minutes à lui expliquer que le titulaire est mort.
Ma mère qui m’a entendu, prend alors le téléphone et en substance la personne lui répète la même chose !
Que faire ? Toutes les administrations, toutes les entreprises que nous avons contactées nous ont envoyé un courrier présentant leurs condoléances. Nous indiquant qu’ils feraient le nécessaire pour régler tout un tas de problème administratif.
Mais là SFR… ils nous ont tués ! Parce que ça ne s’est pas arrêté là !
Vendredi, jour de l’enterrement de mon ami – donc lors d’une journée assez chargée en émotion – SFR a harcelé mon frère parce qu’il n’arrivait pas à joindre monsieur W – mon père – sur son portable (alors qu’ils ont résilié la ligne eux même) !!!
Ma mère les appelle et rebelote ! Il lui a fallu tout réexpliquer ! Finalement ils ont dit que le nécessaire serait fait.
Attendons de voir !
Alors, moi, Adeline W, j’accuse SFR de manquer de cœur, et surtout d’embaucher des gens qui ne savent pas travailler !
Pourquoi SFR manque de cœur ? Là où tout ceux qui ont été contacté nous ont présenté des condoléances, SFR n’a rien dit. Là où tout ceux nous ont tendu la main, SFR nous a pourri la vie.
Ils ne comprennent pas le mal qu’ils nous font en écrivant à mon père alors qu’ils savent qu’il est décédé.
Ils n’écoutent même pas quand on le leur dit de vive voix !
Pourquoi je dis que SFR embauche des incompétents ? J’ai travaillé dans un service de « phoning », pour chaque client il y a une fiche de suivie. On sait quand la personne a appelé et pourquoi, on sait quels documents ont été envoyés etc… Pourquoi les téléacteurs successifs ne se sont pas référés à cela ? Pourquoi nous disent-ils qu’on se trompe alors qu’on leur lit le courrier que leur boite à envoyé ? N’ont-ils pas de notion de politesse ? Une once de compassion ?
A croire que chez SFR personne n’a subi un décès… A croire qu’avoir une personne en pleurs parce que ca fait 50 fois qu’on répète que le titulaire est mort, ça ne leur fait pas penser qu’un peu de patience serait utile !
Si vous, qui passez par là, travaillez chez SFR, que vous répondez au téléphone, ne soyez pas fiers de vos collègues.
Ce billet n’a pas pour but de susciter une réaction de la part de SFR, mais de montrer à quel point certains services sont nuls et à quel point ça fait mal ce genre de choses !



