28 février 2009
Humeur fleurie
Il y a quelques temps Papistache nous montrait que le printemps revenait, Teb aussi. Je "pleurais" sur moi parce qu'à Paris, pas de printemps en vue... Du gris dans les cieux, du gris dans mes yeux comme je dis...
Et aujourd'hui, ô surprise, en traversant le parc situé à côté de Bercy Village, que vois je?
Vous ne voyez pas bien? Approchez vous donc!
Voilà qui m'a mise de bonne humeur :)
25 février 2009
Méphistophélès
Encore un petit poème...
On le croit laid et biscornu
On l’imagine le pied fourchu
Il glace le sang, et fait peur
On le hait, on l’a en horreur
Sur une épaule un diablotin posé
En vol une sorcière sur un balai
C’est ainsi qu’on voit le mal incarné
Ce ne sont que de drôles d’idées
Il peut se parer de milles atours
Pour mieux jouer les vautours
Il peut être beau, et charmant
Mais il n’en sera que plus méchant
Le mal est présent, il se déguise
Pour mieux nous atteindre à sa guise
Belzébuth prend forme humaine
Pour nous charmer comme les sirènes
Le diable est là, tapi dans l’ombre
Prés à bondir dès que le soir tombe
Il tente d’amadouer pour mieux briser
Le gentil, il ne veut que le vider, l’épuiser
On l’accepte alors qu’on veut le haïr
En attendant meilleur, on vit le pire
On aura beau prier tous les saints
Il y aura toujours un contrepoids au bien
23 février 2009
Devant moi
Ce n'est pas un texte très joyeux je vous l'accorde, il a été écrit il y a maintenant quelques temps, je vous laisse l'apprécier ou non.
Devant moi le vide s’étant
Le vent souffle doucement
Au loin il y a l’horizon bleu
Dans le ciel des nuages crémeux
Je n’ai plus d’inquiétudes
Eloignée de la multitude
Je suis enfin seule, ici
L’infini en témoin me suffit
Un seul petit pas suffira
Pour oublier ce désarroi
Une seconde de courage
Pour ne plus être un otage
Car l’angoisse m’étreint
Je suis entre ses mains
Comme un jouet abimé
Un être qu’on ne peut aimer
Je ne peux plus vivre ainsi
La mort sera mon amie
Il n’y aura plus d’effroi
Juste le néant et le froid
Une courte distance encore
Pour aller rejoindre les morts
Ça y est : c’est enfin fini
Plus aucun soucis……….
22 février 2009
Littérature ?
Vous souvenez vous de cette mésaventure qui m’est arrivée il y a quelques mois ? Celle qui m’a couté 900 euros ? Elle est là.
J’avais proposé à celui qui trouverait le montant payé aux plombiers de me lancer un défi. C’était Lou’. Lou’ n’a pas d’idée pour le moment. Alors voilà un autre « jeu » (il vaut ce qu’il vaut hein… on ne critique pas).
Voilà une citation, issue d’un livre que j’adore et que je m’apprête à relire.
Sauriez vous me dire lequel ?
Celui qui trouvera pourra lancer à mon encontre un défi littéraire.
« Un amour pur et sincère, un respect qui ne s’est jamais démenti, une soumission parfaite ; tels sont les sentiments que vous m’avez inspirés. Je n’eusse pas craint d’en présenter l’hommage à la Divinité même. O vous qui êtes son plus bel ouvrage, imitez la dans son indulgence ! Songez à mes peines cruelles ; songez surtout que placé par vous entre le désespoir et la félicité suprême, le premier mot que vous prononcerez décidera pour jamais de mon sort ».
20 février 2009
Content/Pas content
C’est dingue comme la vie est bizarre.
Je me suis réjouie, ma mère et mon frère aussi, que la tombe de Papa soit enfin finie. La stèle a été posée, son nom a été gravé et recouvert de feuilles d’or. Nous sommes contents. Enfin contents…
Comment peut-on se réjouir de la pose d’une tombe ? De la pose de feuilles d’or sur un nom ?
Différentes choses se sont récemment résolues : le capital décès de la mutuelle a été versé, la Poste (l’employeur de mon père) a versé son capital décès aussi, la pension de réversion (bien que papa n’ait pas été à la retraite lors de sa mort) va être versée, le prêt que mes parents avaient pris pour payer mon appartement n’existe plus grâce à l’assurance décès qu’ils avaient souscrite.
Bientôt ma mère (seule héritière de mon père grâce à la renonciation que mon frère et moi avons faite) touchera bientôt toutes les économies de Papa.
Ainsi, d’ici peu Maman aura de quoi penser à l’avenir, elle pourra commencer à préparer sa retraite.
Je suis contente pour elle. Enfin contente…
Elle, elle est contente aussi. Enfin contente…
Comment peut-on être content de « gagner » de l’argent grâce à un décès ? Oui cet argent était « du » à ma mère. Mais tout de même. Toutes aides confondues, il n’y a pas loin de 100 000 euros.
C’est une grosse somme c’est certain. Je suis contente pour Maman qu’elle ait cet argent devant elle. Mais d’un autre côté, j’ai l’impression de réduire mon père à cette somme d’argent.
Je ne suis pas contente d’être contente…
18 février 2009
Désolée de vous ennuyer...
Ca ne va pas et je ne sais pas à qui en parler : alors excusez moi de vous le dire à vous.
Ca ne va pas.
17 février 2009
Les vieux amants
Encore une petite chose que j'avais écrite avec Sylversurfer.
Si ces larmes sont versées par ses yeux
C’est qu’il est triste le vieil amoureux
Sa moitié est partie pour les cieux
Il se sent tellement seul, parmi eux
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Toute la famille est réunie, là
C’est une triste journée ici-bas
Abandonné, il a perdu la foi
Il n’a de cesse de penser « pourquoi ? »
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Il l’avait tant voulu, désiré
Le bonheur d’être deux, d’espérer
Pour combler tous ces vides, s’en parer
Et de tous les mots d’or la parer
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Et s’il oubliait les joies, avec le temps
Qu’il ne puisse plus vivre le présent ?
Elle était tout, elle était tellement
C’était elle qui le rendait vivant
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Le corps perdu, comme un loup de mer
Vieil homme qui s’en retourne à l’amer
Sans amarres, égaré, cœur ouvert
Ils s’étaient vus pour une vie entière
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Un amour pour la vie, à l’infini
Même quand les enfants avaient grandi
Profiter des bonheurs à tout prix
Mais tout ceci est bien loin aujourd’hui
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Il se souvient de ces clairs matins
Où ils riaient, avaient l’air mutin
Pourquoi pour elle écrire le mot fin
Il l’aimerait plus que tout, c’est certain
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La toute première fois qu’il l’avait vue
Tout au fond de lui il l’avait su
Et quand pour de bon il l’avait eue
Il comprit qu’il pouvait se mettre à nu
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Pour elle il avait bravé les tempêtes
Afin de lui offrir une vie parfaite
Il devrait conserver tout ceci en tête
Que de là haut elle en soit satisfaite
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Lui restait-il d’improbables avenirs
Ou simplement le feu des souvenirs
Il sentait plutôt la fin lui venir
La certitude que tout devait finir
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Ce soir il sait qu’il en a fait le tour
De sa vie ici bas et alentour
Il est fin prêt pour son voyage d’Amour
Qui le conduira vers elle pour toujours
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Une dernière pensée pour les siens
Agir puis oublier la peur qui vient
Dernière larme, dernier chagrin
Tout ceci sera fin dès demain
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Il s’allonge dans ses habits du dimanche
S’endort doucement avec nonchalance
Plus rien ne compte que cette appartenance
A l’Eternel qui est sa délivrance
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Plus de réveils pour le vieil amoureux
Il a retrouvé le goût d’être heureux
Main dans la main dans des cieux toujours bleus
Les deux époux ne sont plus jamais vieux
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14 février 2009
Saint Valentin ?
Un petit texte que j'avais écrit pour mon amoureux...
Je pourrai dire de mille manières que je t’aime, mais le dire aussi simplement me semble trop banal.
Alors je vais te dire que lorsque je sens tes mains se poser sur mon visage, c’est comme si tout devenait simple, la sérénité m’envahit. J’ai l’impression d’être loin de cette Terre, loin des mauvaises nouvelles, des mauvaises choses. Je suis bien.
C’est pour ça que je ressens tant d’amour pour toi…
Je vais te dire que lorsque nous faisons l’amour, lorsque qu’on ne forme plus qu’un, lorsque ta folie prend le dessus, lorsque tu te laisses aller au plaisir, je suis heureuse.
C’est pour ça que je te veux pour la vie…
Je vais te dire que j’aime t’écouter quand toi seul peut comprendre ce que tu racontes, quand tu discoures pendant des heures sur des sujets qui sont incompréhensibles pour moi, mais qui t’animent tant, lorsque tu me parles de toi, lorsque tu dis des bêtises, lorsque tu me dis, avec le sourire, qu’aujourd’hui j’ai trop dit que tu étais pénible, je me sens proche de toi… Comme si je te connaissais par cœur, parce que je sais quand tu vas dire certaines de tes phrases, quand tu vas râler…
C’est pour ça que je ne me peux pas me passer de toi…
Je vais te dire que j’adore quand tu me dis des choses tendres, quand tu oses dire que tu m’aimes, quand tu me dis que j’ai une jolie frimousse, quand tu restes silencieux quand je vais mal pour ne pas employer le mauvais mot.
C’est pour ça que j’ai besoin de toi…
Je vais te dire que je t’admire quand tu supportes mes colères, mes doutes, les questions que je me pose (trop ?) souvent concernant notre avenir, ma jalousie.
C’est pour ça que je sais que c’es toi que je veux…
Je vais te dire que je pleure à l’intérieur quand je vois dans tes yeux certaines blessures s’ouvrir, que je t’entends parler difficilement de certaines choses, que tes yeux fuient mon regard comme si tu avais peur que je vois que tu as mal, quand tu as du mal à exprimer certaines choses pourtant évidente, quand tu refuses de voir la vérité en face…
C’est pour ça que je suis bien avec toi, parce que tu es fragile aussi…
Je vais te dire que je suis fière de toi quand tu réussis à faire quelque chose de difficile pour toi, quand tu acceptes de repousser certaines de tes limites, quand tu fais des efforts pour aborder certaines choses avec moi, quand tu me racontes tes histoires passées…
C’est pour ça que je te vois comme mon prince, mon idéal…
Je vais te dire que quand tu es loin, quand nous sommes séparés, quand tu ne m’appelles pas, quand tu ne réponds pas à mes messages, quand tu me donnes l’impression de ne pas compter, je suis mal… physiquement, mentalement…
C’est pour ça que je sais que je ressens des sentiments forts pour toi…
Je vais te dire que tu es le seul, que je ne veux personne d’autre…
C’est pour ça que je peux te dire que je t’aime sans que cela soit banal.
A toi mon Ange…. Ton sucre d’orge
13 février 2009
Rouge
Rouge couleur de mon sang
Coulant dans mes veines
Au rythme de mes peines
Qui passent avec le temps
Rouge couleur de mes joues
Quand tu me sers contre toi
Juste après nos furieux ébats
Et que tu embrasses mon cou
Rouge couleur de passion
Profusion de sentiments
Amour et désir se mêlant
Quand nous nous aimons
Rouge couleur de ma peau
Quand tu te laisses aller
A me couvrir de baisers
Sur le ventre, dans le dos
Rouge couleur de la fleur
Que tu m’as offert un jour
Comme pour dire « toujours »
Avant qu’elle ne fane et meurt
Rouge couleur de ta joue
Quand tu es parti au loin
Me laissant dans le besoin
Me faisant douter de tout
Rouge couleur de ma colère
D’avoir cru tous tes mots
Espérer enfin un renouveau
Et n’avoir que des chimères
Rouge couleur de mes yeux
D’avoir trop pleuré pour nous
Et d’avoir espéré et voulu tout
Pour vivre des jours heureux
12 février 2009
Lapinou
Souvenez vous, le défi du 20 décembre était celui là :
Nous sommes le 24 décembre, il est dix-huit heures et le Père Noël est introuvable. Il a disparu. A vous de nous dire ou il est passé et de faire en sorte qu'il soit à son poste à temps pour la distribution des cadeaux.
Le texte que j'avais écrit était celui là :
« Lapinou… Lapinou d’amour, où te caches tu ? »
« LAAAAAAAAAAAAPIIIIIINOUUUUUU », s’égosille la mère Noël.
Là c’est l’année de trop ! Tous les ans le mari de la mère Noël disparaissait le 24 décembre ! Il était 18h, la tournée de cadeaux commençait dans 6 heures, et ce n’était pas elle qui allait prendre les commandes du traineau !
« Dieu seul sait où il se cache », s’écrit elle.
Elle lui avait dit pourtant, lors du repas de midi, qu’elle aurait tout préparé pour son départ, et qu’il devait être là tôt pour bien faire son travail. Pour ce qui était de la préparation, elle n’avait pas menti.
Elle était passée à l’atelier faire l’inventaire des cadeaux avec les lutins, elle avait nourri les rennes, réparé la hotte qui se casse tous les ans, et elle avait même préparé un petit casse croûte pour la route.
« Didiou !!! Mais où es tûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûû ?????? »
Elle avait fait le tour de la maison, enfin, du chalet : personne.
Elle avait appelé les amis du père Noël – surtout la petite Souris avec qui le père Noël avait l’habitude de s’enfiler quelques verres : personne.
Elle avait interrogé un à un les lutins : rien !
Cela faisait deux heures qu’elle tournait et virait chez elle. Tout était prêt. Il ne manquait que le personnage principal.
Finalement elle avait décidé de s’asseoir et d’attendre. Il finirait bien par revenir, car même s’il disparaissait tous les ans, il revenait toujours à temps. Certes, il devait se dépêcher un peu, du coup les cadeaux n’étaient pas bien disposés au pied du sapin et parfois même il se trompait, mais il envoyait les lutins derrière lui pour réparer ses erreurs. Le travail était fait et c’était le principal.
La mère Noël s’était endormie sur le canapé, devant la cheminée. Le père Noël s’approcha doucement, lui embrassa le front, pris son baluchon – qui contenait le casse croûte – et partit pour sa tournée.
« 23h57, il me reste trois minutes pour commencer, je suis large ! », se dit le père Noël, en prenant place dans le traineau.
*
* *
Le père Noël était joyeux. Pas comme l’année dernière. Comme à son habitude il avait quitté sa « poupée en sucre », comme il l’appelait, après le repas du midi. Comme à son habitude il avait pris la route du Sapin, il avait marché pendant des heures. Et comme d’habitude il était entré dans le Santa’s bar.
Il n’avait pas rendez vous avec une maitresse, ou avec un lutin, histoire de trinquer avant le grand moment de l’année. Non absolument pas.
Tous les ans, à partir de 17h30, le Santa’s bar organisait le Noël des pères Noël.
Là notre père Noël, le français, revoyait ses acolytes. L’anglais, l’allemand, le suisse, l’italien etc…
Et à ce moment là, chacun se racontait les anecdotes de l’année passée, et vers 19h, il recevait tous un petit présent de la part de la Coopérative des Père Noël de la Terre.
Cette année il avait eu des crayons de couleur, et comme il adorait dessiner, il allait pouvoir s’en donner à cœur joie. L’année dernière il avait eu un poisson rouge, lui qui n’aimait pas les poissons il avait été déçu !
Tout en distribuant les premiers cadeaux, le père Noël songea qu’il ferait mieux de dire à la mère Noël où il allait tous les ans, et qu’il devrait lui annoncer sa passion du dessin…
*
* *
En se réveillant la mère Noël songea qu’elle devrait dire à son mari que toutes les nuits de Noël, les mères Noël de tous les pays se retrouvaient pour fêter le Noël des mères Noël.
« On verra ça l’année prochaine… »
Un ami a fait ce dessin pour illustrer ce texte, vous en pensez quoi? Moi j'aime beaucoup! Merci Alain!
