31 mars 2009
Haïku (?)
Un haïku qui ne répond pas aux "règles", mais que je poste quand même!
Je manque d’air
Tes baisers sont mes fers
A jamais prisonnière
Quand j'étais petite...
Quand j'étais petite je croyais que les voitures avaient des rétroviseurs parce que comme ça, de face, la voiture ressemblait à un bonhomme, les phares étant les yeux, la grille d'aération devant, la bouche et les rétroviseurs les oreilles.
Quand j'étais petite, je croyais que ma maman avait toujours été "vieille" et grande. Qu'elle était née comme ça.
Bizarrement, je ne me suis jamais demandé si c'était la même chose pour mon papa.
Quand j'étais petite, je croyais que le métro était un espèce de gros ver de terre qu'on avait aménagé dans les sous sols parisiens.
Quand j'étais petite, je croyais que la voiture de mon papa avalait la route quand elle roulait.
Quand j'étais petite, je croyais que le voisin de ma mamie était un ogre : il était grand, large d'épaules, et faisait des grimaces aux enfants.
Quand j'étais petite, je croyais qu'en mouillant ma brosse à dent, mes parents ne se rendraient pas compte que je ne m'étais pas brosser les dents.
Quand j'étais petite, je croyais que passer la cinquième quand on roulait en voiture était une chose exceptionnelle et dangereuse. Je croyais aussi que jamais mon père n'oserait la passer.
28 mars 2009
C'est le 100ème...
C'est le 100ème billet de ce blog.
Mon humeur est à l'image du ciel de Paris cet après midi.
22 mars 2009
Un mea culpa en demi teinte
Tout d’abord, merci pour vos gentilles attentions (je pense notamment à Aude et à Teb), tout va « bien ».
Entre les grèves étudiantes, les rendez-vous à droite ou à gauche, les galères dues à la succession de mon père, je n’ai pas vraiment eu le temps de passer chez vous, ou de venir sur mon propre blog.
Croyez-moi, j’en suis navrée. Vous m’avez manqué !
Le vrai billet, le voilà !
Juste une petite anecdote, pour vous dire.
Dans les transports, j’ai appris à être patiente. A ne plus m’énerver parce que le bus ou le métro est bondé et que les gens restent assis sur les strapontins. A ne plus rien dire quand on m’écrase le pied parce que le transport dans lequel je suis est plein à craquer.
Par contre, quand les gens montent alors que moi je ne suis pas encore sortie, je m’époumone « Pardon ! Pardon ! PARDON ! ». De même quand on me pousse alors que je ne peux pas bouger, qu’on me dit d’avancer alors que je ne peux même pas bouger un pied, je râle !
Venons-en au fait.
Vendredi, je prends le bus pour rentrer chez moi. Je me dépêche pour l’attraper. Je suis au téléphone pour régler deux trois choses. Je monte sur le marchepied du bus (double), et je m’y arrête car quelqu'un est devant moi. J’attends pour pouvoir monter la marche devant moi, et valider mon titre de transport.
Ma patience n’a servi à rien, je suis bousculée (et pas qu’un peu), par derrière.
Je me retourne pour signaler à la personne que ça ne sert à rien de me bousculer puisque je ne peux pas avancer.
La personne en question était une dame d’environ 60 ans, maquillée, bijoutée, lunettes de soleil sur le nez.
Plutôt que de dire simplement « désolée je n’avais pas vu » ou quelque chose comme ça, elle me snobe. Et va s’asseoir.
Je me répète (peut être est elle sourde ?) Pas de réponse de sa part.
Voilà t y pas qu’une dame à côté se mêle de tout ça : « Ah la jeunesse ! Blablabla ».
Un mot en amenant un autre, le ton est monté.
La dame qui m’avait bousculée continuait à faire comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. Par contre les personnes présentes dans le bus commençaient à en avoir marre de m’entendre. Je les comprends. Sur ce point je ne peux pas dire qu’ils aient tort.
Là, d’un coup, elle – la dame qui a joué au rugby avec mon dos – me dit « si je t’ai poussé c’est parce que tu prends trop de place ».
Pan dans les dents !
Alors d’une, on ne se connaît pas Madame, donc pas de tutoiement merci !
De deux la taille de mon cul me regarde, et ne regarde que moi.
Et la voilà qui me dit, en me secouant son index sous le nez : « tu devrais aller consulter, voir quelqu’un etc ». Je lui répète que le tutoiement, même si je pourrai être sa petite fille, il faut qu’elle oublie, et qu’un peu de politesse et de respect ça serait pas mal. Et j’ajoute, encore une fois, que m’insulter vis-à-vis de poids ce n’est pas intelligent, voire un peu (ou très) con, et irrespectueux.
« Le respect ta mère elle a pas du te l’apprendre ». Pan re dans les dents !
Je lui demande d’où elle se permet d’insulter ma mère. Pas de réponse. Juste un sourire narquois.
Je me suis pas vraiment rendu compte du comment, mais je l’ai giflée. Ma première gifle.
D’un côté je comprends la réaction des gens : frapper les gens ça n’arrange rien.
Mais par contre je ne comprends pas que pour eux – ce sont leurs mots – on ne doit rien dire à une personne de « cet âge », même quand on se fait insulter.
Pourquoi je vous raconte ça ? Pas pour me vanter de mettre des gifles aux gens, je râle beaucoup mais je ne frappe pas (d’habitude). Je ne supporte d’ailleurs pas la violence.
Je vous raconte ça simplement parce que je trouve inadmissible qu’arrivé à un certain âge on est toujours pas compris que ce que sont les gens ne se mesurent pas à la taille de leur postérieur.
De même, je ne supporte plus d’entendre dire « ah la jeunesse ceci, cela… ». Je ne suis pas parfaite, c’est certain, mais dans les transports je fais de mon mieux : je propose toujours ma place à une personne âgée dans les transports, je dis bonjour au chauffeur de bus, j’essaye de ne pas gêner les gens – justement parce que j’ai conscience de prendre un peu plus de place que les autres ». Alors oui, la jeunesse – que je suis visiblement – elle doit être plus belle que la « vieillesse » !
11 mars 2009
Mais où est Charlie?
Dans la salle des périodiques peut être?
Dans la salle de de droit alors?

Ah, alors, dans la salle des sciences humaines sans doute!
Ah mais non! Que je suis bête! La bibliothèque était fermée aujourd'hui! Donc pas de Charlie!
09 mars 2009
Racine²
Ma mère, quand j'étais petite, comparait souvent les méthodes de l'enseignement qu'elle avait reçu et de celui que je recevais. Surtout à propos des mathématiques. Ma mère aurait fait une bonne mathématicienne.
Moi aussi, il parait que j'avais - au passé parce que maintenant, c'est bien loin - la bosse des mathématiques.
Elle m'a raconté qu'elle avait appris à calculer une racine carrée. Avec un crayon et un papier. A l'école moi j'ai appris avec la calculette - enfin appris... c'est un grand mot!
Et voilà ti pas que je découvre cette vidéo, sur le net, où au jour d 'aujourd'hui certains calcule la racine carrée d'un nombre sur papier!
07 mars 2009
Suivez le guide!
Aujourd’hui, journée chargée ! Ca me change des autres week end.
Vous, petits veinards, vous allez pouvoir visiter des lieux que peu de gens voient, grâce à ma journée chargée.
Je vous explique le pourquoi du comment.
Ma mère, qui travaille à la Poste depuis… (pfiouu, la nuit des temps ?) connaît énormément de monde à la Poste. Et pas seulement, elle en connaît aussi qui viennent d’autres sociétés, sociétés qui travaillent pour la Poste. Bref, comme elle connaît du monde, et qu’elle est appréciée, on lui rend beaucoup de services.
Ainsi ce sont des amis à elle qui nous ont posé le parquet chez nous. Ce sont des amis à elle qui lui ont fournis des cartons de déménagements quand nous en avons besoin pour donner les affaires de Papa.
Et c’est encore grâce à ses connaissances qu’aujourd’hui nous avons pu visiter l’Assemblée Nationale.
Comment c’est possible ? Figurez vous qu’il y a un bureau de Poste à l’Assemblée. Ce bureau n’est pas accessible aux personnes lambda. Il ne sert qu’aux personnes qui travaillent à l’Assemblée. Un agent de ce bureau a accepté – comme il fait assez régulièrement – de nous faire la visite commentée. Nous étions 10 et le « guide ».
Forcément en tant que juriste j’y voyais un intérêt particulier. Au-delà de cet intérêt, il y avait aussi la possibilité de voir des lieux qui sont fermés au public qui m’attirait.
Nous avons donc eu accès à des lieux qui sont « interdits » lors des visites (oui l’Assemblée Nationale se visite, mais on ne voit pas tout ce que moi j’ai vu), de même nous avons eu droit à quelques anecdotes sur différents députés – la personne qui nous a « commenté » la visite travaille au bureau de Poste de l’Assemblée depuis plus de 20 ans.
J’en ai pris les yeux. Ce sont vraiment de beaux bâtiments.
Voilà d’abord l’hôtel de Lassey.
Ces pièces sont occupées par « la présidence de l’assemblée ». Ce sont notamment ces pièces qui ne sont pas accessibles en temps normal.

La salle des fêtes, qui relie l’hôtel de Lassay au Palais Bourbon. On nous a dit que le président, lorsqu’il quittait son bureau était escorté jusqu’au bout de la galerie par le personnel de l’assemblée.


L’hémicycle que vous devez avoir vu au moins une fois. C’est très impressionnant à voir.
Nous étions au niveau du poulailler (c'est-à-dire tout en haut, là où les journalistes s’installent).
Vous voyez comme le détail est soigné ? Sur la photo de la statut une enceinte se cache… Si si !

Voilà d’autres salles, peintures, sculptures, horloge.
Pour l’histoire le général de l’armée allemande qui occupait le Palais Bourbon lors de la dernière guerre a déclaré qu’il n’y avait pas de bronze en ce lieu, lorsqu’on le lui a demandé, afin de couler des casques etc. Or il y avait cette sculpture, qui pèse à peine 3,5 tonnes. Bien inspiré de mentir ce général!


Une sculpture en bronze, en relief. Elle représente Mirabeau, Robespierre and Co lors des fameux Etats Généraux de 1789 où il fut question pour les députés de ne sortir que par la force des baïonettes. 
La bibliothèque de l’Assemblée. Ce lieu m’a impressionné. Vraiment. Normalement, nous n’avons pas le droit de faire de photos, mais le « guide » a dit que si. Sympa !
A l’extérieur, une fontaine, quelques statues, la Boule que Monsieur Laurent Fabius a fait poser là (il parait que dedans il y a le cœur d’or de la République), la ligne représentant la hauteur de l’eau lors de la crue de 1910.
A nouveau pour l’anecdote, un ascenseur a été installé avec une sortie directe dans les jardins pour évacuer tous les ouvrages stockées en sous sol au cas où la crue centenaire (qu’on nous annonce depuis 10 ans) se manifesterait.




05 mars 2009
Les étudiants me font perdre des sous!
Depuis peu j’ai été « obligée » d’accepter un travail à mi-temps.
Je suis magasinier (le féminin n’existe apparemment pas) à la bibliothèque où je fais mon tutorat.
Je travaille donc 17h30 de plus par semaine, soit un total de 21h30.
Ce boulot est mal payé, le minimum, mais à défaut de trouver un job de juriste (et pourtant je cherche !), il fallait bien que j’occupe mes journées et que je remplisse un peu mon compte en banque.
Bref, mon travail consiste à orienter les gens dans la bibliothèque – pompeusement ça s’appelle du « renseignement bibliographique » ; en réalité il s’agit de dire aux gens « c’est là », « c’est à l’étage, suivez le fléchage vert/rouge ou jaune ».
Pas passionnant. Au moins pendant ces heures là je peux me cultiver. Je bouquine énormément.
Mardi dernier, j’arrive à la fac à 8h55 environ.
Pas d’accès aux ascenseurs. Les étudiants bloquent l’accès. En leur disant qu’on bosse à la bibliothèque ils nous laissent passer.
9h : début de mon « service ». Pas d’étudiants puisque blocage en bas. Que vais-je bien pouvoir faire ?
Et oui, s’il n’y a pas d’étudiants, je n’ai rien à faire. Contrairement au reste du personnels de la bibliothèque qui en plus du « service public » (ce que je fais), a une autre fonction, moi je ne fais que du « service public ».
Je suis habituée à travailler alors que la fréquention de mon lieu de travail avoisine le zéro.
En bureau de Poste, pendant le mois d’août c’est très très calme. Alors j’ai l’habitude de chercher un truc à faire. Archiver, refaire les stocks, ranger, me rendre utile tout bêtement.
Du coup, je suis allée voir la personne que je soupçonne être ma supérieure pour lui demander ce que je peux faire : « rien », me dit elle.
Super : 4h encore plus longues que d’habitude ; mais pas le choix. Obligée d’être là sinon pas de paie !
Finalement une très gentille dame m’a demandé d’aider une collègue – tiens au passage, elle s’appelle Adeline, ça me fait bizarre de travailler avec quelqu’un qui a le même prénom que moi ! – à faire du refoulage. En gros décaler les livres pour gagner un peu de place.
Ca m’a occupée.
Ce jour là, j’ai fini à midi, la bibliothèque n’avait toujours pas ouvert.
Aujourd’hui j’arrive à 13h45. Même chose. Blocage, pas d’étudiants. A 14h10 on nous informe que les étudiants vont pouvoir entrer. Pour des raisons que je n’ai pas comprises, la bibliotheque n’a ouvert qu’à 15h, et le personnel – dont on m’a exclue soit disant parce qu’il fallait quelqu’un pour expliquer que le lieu ouvrait à 15h, ce qu’indiquait le panneau devant la porte ! – en a profité pour faire une réunion.
A 15h : pas un chat dans la salle dans laquelle je suis! Jusqu’à 16h : personne, sinon un pompier.
16h, je change de salle. Quasiment personne.
Le temps rallongeait, personne n’avait besoin d’aide. Un cauchemar.
Je me disais que je partirai bien avant 18h. Le jeudi c’est tutorat. On n’est payé que si on est là, à la vacation. C’est pas comme mardi dernier où s’appliquait mon contrat de travail. Bref, j’hésitai et finalement, je me suis dit qu’un peu plus de sous ça ne ferait pas de mal à mon compte. J’étais décidé à rester.
Vers 17h, un collègue vient me dire que d’ici quelques minutes la fac allait être évacuée. J’y ai pas vraiment cru. Et là « Exceptionnellement le centre PMF fermera ses portes à 17h15… »
Et c’est vrai : la fac a été évacuée !
Pourquoi ? On ne sait pas ! Je suppose que c’est suite à la manif des étudiants.
Moi j’ai perdu des sous. Parce que comme j’étais pas là, je ne serais pas payée.
J’espère que ça ne va pas se reproduire trop souvent ce genre de choses.
Par exemple demain, quand je vais me pointer à 12h50, j’espère que la bibliothèque sera ouverte !
02 mars 2009
Voyage
J'en appelle à vos connaissances, à votre culture etc...
On pojetait d'aller en Ecosse, mais finalement nous irons sans doute à Lisbonne pendant les vacances de Pâques.
Or je ne connais pas du tout cette ville (d'où l'intérêt d'y aller, me direz vous), alors j'aimerai savoir si vous aviez un conseil à me donner sur des choses à voir, à visiter etc...
01 mars 2009
Littérature bis
Souvenez vous de cela.
La citation venait des Liaisons Dangereuses de Choderlos de Laclos.
J'adore ce livre, pourquoi je ne saurai pas vraiment le dire. Je l'ai lu au cours d'un séjour en Martinique, chez ma plus vieille amie, j'avais à peine 16 ans.
La mère de mon amie a laissé sousentendre que mes parents devraient contrôler mes lectures.
Je pense qu'elle aurait préféré que je lise Tom Tom et Nana...






