04 juin 2009
Délires souterrains
Après quelques soucis avec FedEx, j’ai reçu ce matin le livre du défi du samedi.
Je l’ai feuilleté, détaillé la couverture, cherché mon pseudo… Mais je ne suis pas allée plus loin. Hop dans mon sac à main, je me plongerai dedans dans les transports !
Entre Garde du Nord et Châtelet, j’ai donc ouvert le précieux ouvert – si si il est précieux, une telle collaboration, je n’avais jamais vu ça ! – et ai commencé ma lecture.
La jeune femme non loin de moi, essayait (en vain, je crois) de voir la couverture de ce livre qui me faisait sourire – oui je souris parfois quand je lis.
Et je me suis mise à penser que peut être elle me demanderait qui avait écrit l’ouvrage, que je me lancerai dans l’explication du « phénomène » « défi du samedi » et que toute la rame de RER serait pendue à mes lèvres ( ce qui soit dit en passant doit faire mal – imaginer un wagon suspendu à vos lèvres !).
L’imagination peut aller loin, non ?
Et encore vous ne savez pas tout !
A Châtelet, je fais mon changement, le livre à la main, un doigt dans le livre pour ne pas perdre la page (je n’ai plus de tickets ou de cartes postales en guise de marques pages, si vous voulez être généreux envoyez en moi !). En marchant, je me disais : « Il faut que je trouve un moyen de faire connaître ce livre, et si j’en achetai 10 que j’oublierai volontairement sur le quai d’une gare ou dans un train, comment ça s’appelle déjà… Ah ! oui ! Le bookcrossing [ou cross-booking, ndlr] ! Ces livres verraient du pays ! »
Quand je vous dit que l’imagination va loin !
Entre Châtelet et Olympiades, je ressors le livre, me re-plonge dedans, et en oublie de me tenir à la barre, un coup de frein à l’arrivée à Gare de Lyon m’a sortie – temporairement – de mes fenêtres rondes.
Et voilà que mon imagination repart au galop : je me serai vautrée dans le métro, on m’aurait aidée à me relever, on m’aurait tendu mon livre que bien sûr j’aurai échappé lors de ma chute et on m’aurait forcément questionner sur la couverture colorée… je me retrouvai à nouveau avec tout une rame de métro suspendue à mes lèvres !
Une voix annonce le terminus en 3 langues, je descends du métro et comme il est l’heure d’aller travailler je range le précieux (si si) ouvrage dans mon sac… Vers quelles aventures irai je tout à l’heure en partant du travail ?!
Commentaires
Et bien on peut dire que c'est aussi un défi que de lire dans les transports en commun.
Ah ce défi ....
Il en fait couler, de l'encre !!!
Votre billet m'a donné le sourire.
Merci.
Aude : oui, mais on s'habitue
Teb : la ran�on de la gloire!
Papistache : et votre commentaire me fait plaisir - si votre sourire n'est pas moqueur ;)
Maintenant, ça y est? Tu l'as tout lu?
Moi aussi, je souris en le lisant... C'est un beau recueil!
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