25 février 2009
Méphistophélès
Encore un petit poème...
On le croit laid et biscornu
On l’imagine le pied fourchu
Il glace le sang, et fait peur
On le hait, on l’a en horreur
Sur une épaule un diablotin posé
En vol une sorcière sur un balai
C’est ainsi qu’on voit le mal incarné
Ce ne sont que de drôles d’idées
Il peut se parer de milles atours
Pour mieux jouer les vautours
Il peut être beau, et charmant
Mais il n’en sera que plus méchant
Le mal est présent, il se déguise
Pour mieux nous atteindre à sa guise
Belzébuth prend forme humaine
Pour nous charmer comme les sirènes
Le diable est là, tapi dans l’ombre
Prés à bondir dès que le soir tombe
Il tente d’amadouer pour mieux briser
Le gentil, il ne veut que le vider, l’épuiser
On l’accepte alors qu’on veut le haïr
En attendant meilleur, on vit le pire
On aura beau prier tous les saints
Il y aura toujours un contrepoids au bien
23 février 2009
Devant moi
Ce n'est pas un texte très joyeux je vous l'accorde, il a été écrit il y a maintenant quelques temps, je vous laisse l'apprécier ou non.
Devant moi le vide s’étant
Le vent souffle doucement
Au loin il y a l’horizon bleu
Dans le ciel des nuages crémeux
Je n’ai plus d’inquiétudes
Eloignée de la multitude
Je suis enfin seule, ici
L’infini en témoin me suffit
Un seul petit pas suffira
Pour oublier ce désarroi
Une seconde de courage
Pour ne plus être un otage
Car l’angoisse m’étreint
Je suis entre ses mains
Comme un jouet abimé
Un être qu’on ne peut aimer
Je ne peux plus vivre ainsi
La mort sera mon amie
Il n’y aura plus d’effroi
Juste le néant et le froid
Une courte distance encore
Pour aller rejoindre les morts
Ça y est : c’est enfin fini
Plus aucun soucis……….
17 février 2009
Les vieux amants
Encore une petite chose que j'avais écrite avec Sylversurfer.
Si ces larmes sont versées par ses yeux
C’est qu’il est triste le vieil amoureux
Sa moitié est partie pour les cieux
Il se sent tellement seul, parmi eux
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Toute la famille est réunie, là
C’est une triste journée ici-bas
Abandonné, il a perdu la foi
Il n’a de cesse de penser « pourquoi ? »
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Il l’avait tant voulu, désiré
Le bonheur d’être deux, d’espérer
Pour combler tous ces vides, s’en parer
Et de tous les mots d’or la parer
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Et s’il oubliait les joies, avec le temps
Qu’il ne puisse plus vivre le présent ?
Elle était tout, elle était tellement
C’était elle qui le rendait vivant
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Le corps perdu, comme un loup de mer
Vieil homme qui s’en retourne à l’amer
Sans amarres, égaré, cœur ouvert
Ils s’étaient vus pour une vie entière
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Un amour pour la vie, à l’infini
Même quand les enfants avaient grandi
Profiter des bonheurs à tout prix
Mais tout ceci est bien loin aujourd’hui
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Il se souvient de ces clairs matins
Où ils riaient, avaient l’air mutin
Pourquoi pour elle écrire le mot fin
Il l’aimerait plus que tout, c’est certain
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La toute première fois qu’il l’avait vue
Tout au fond de lui il l’avait su
Et quand pour de bon il l’avait eue
Il comprit qu’il pouvait se mettre à nu
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Pour elle il avait bravé les tempêtes
Afin de lui offrir une vie parfaite
Il devrait conserver tout ceci en tête
Que de là haut elle en soit satisfaite
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Lui restait-il d’improbables avenirs
Ou simplement le feu des souvenirs
Il sentait plutôt la fin lui venir
La certitude que tout devait finir
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Ce soir il sait qu’il en a fait le tour
De sa vie ici bas et alentour
Il est fin prêt pour son voyage d’Amour
Qui le conduira vers elle pour toujours
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Une dernière pensée pour les siens
Agir puis oublier la peur qui vient
Dernière larme, dernier chagrin
Tout ceci sera fin dès demain
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Il s’allonge dans ses habits du dimanche
S’endort doucement avec nonchalance
Plus rien ne compte que cette appartenance
A l’Eternel qui est sa délivrance
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Plus de réveils pour le vieil amoureux
Il a retrouvé le goût d’être heureux
Main dans la main dans des cieux toujours bleus
Les deux époux ne sont plus jamais vieux
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13 février 2009
Rouge
Rouge couleur de mon sang
Coulant dans mes veines
Au rythme de mes peines
Qui passent avec le temps
Rouge couleur de mes joues
Quand tu me sers contre toi
Juste après nos furieux ébats
Et que tu embrasses mon cou
Rouge couleur de passion
Profusion de sentiments
Amour et désir se mêlant
Quand nous nous aimons
Rouge couleur de ma peau
Quand tu te laisses aller
A me couvrir de baisers
Sur le ventre, dans le dos
Rouge couleur de la fleur
Que tu m’as offert un jour
Comme pour dire « toujours »
Avant qu’elle ne fane et meurt
Rouge couleur de ta joue
Quand tu es parti au loin
Me laissant dans le besoin
Me faisant douter de tout
Rouge couleur de ma colère
D’avoir cru tous tes mots
Espérer enfin un renouveau
Et n’avoir que des chimères
Rouge couleur de mes yeux
D’avoir trop pleuré pour nous
Et d’avoir espéré et voulu tout
Pour vivre des jours heureux
10 février 2009
C'est l'heure de l'apéro
Avant de vous narrer mes aventures noctures qui mettent en scène deux pompiers, trois policiers, une douche, une piscine et d'autres instruments en tout genren je vous propose une petite chose écrite, il y a quelques temps déjà, par moi même (forcément!) et par Sylversurfer.
J'me suis fait toutes tes cousines
Et toi aussi tu me taquines
Mais j'ai la tête qui tourne pas rond
Et l'estomac un peu grognon
« Je sais que t'as soif mon coco !
Hey ! Lève ton verr' encor' plus haut
Faut surtout pas qu't'en laisse un' goutte
Beaucoup d'alcool pour un bon shoot »
Continues bien à m’inciter
Tu vas finir par m’exciter
Et si tu crois que t’es mon but
Je te déflore et te culbute
« Regarde-moi bien mon p’tit gars
Si j’dans’ dans la bouteill’ tu vois
C’est pour qu’tu craques justement
Aval’ moi ou j’passe au suivant ! »
T’es vraiment rien qu’une allumeuse
Tu fais ta fière, t’es rien qu’une Gueuze
T’auras bientôt l’air ridicule
Quand j’aurai péter ta capsule
« Arrête tes m’naces, poch’tron
Regard’ la serveuse, pauv’ con
Elle t’zieute bizarrement
Elle veut t’priver de ton bon temps »
Qu’elle s’amuz pas à se pointer
J’ai pas l’pied ferme mais j’ai le nez
Faut pas me prendre pour un tartuffe
Je suis bon mec mais pas une truffe
« Elle s’rapproche la coquine
Elle va t’piquer ta bibine
‘ttention ! Serr’ moi ‘core un peu
Sinon je me barre mon vieux »
Dégages de là toi la gazelle
Viens pas me piquer ma gamelle
Laisses moi picoler ma bibine
Hein oui c’est vrai qu’t’es ma copine ?
« Mais oui ! J’suis ta pote bien sur !
Même si t’es qu’une ordure
Tu d’vrais arrêter de m’parler
Ou on va tout te confisquer ! »
Héé ! Reviens ici, c’est ma picole
J’ai pas tout eu ma dose d’alcool
Rapportes moi ou bien sinon
J’te mets une prune ou quelques gnons
« V’là qu’y s’tapent dessus maint’nant
Putain ! Fais chier ! Tout fout le camp
Avec qui j’vais discuter moi ?
Qu’ess’ tu racontes le putois ? »
J'y avais bien dit, à c’te pétasse
De pas confisquer ma vinasse
Faut pas trop jouer à la mégère
Quand je discute devant un verre.
