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Mes textes, mes poèmes, mon autre moi... Si vous voulez utiliser un de mes textes, demandez le moi :)

08 février 2009

Souvenirs

Je suis assise là à l’arrière de cette voiture qui m’emmène vers cet endroit que je déteste… Le paysage défile à une vitesse impressionnante, le chauffeur roule trop vite, beaucoup trop vite, mais je m’en fiche, je suis replongée dans un passé pas si éloigné que ça.

Je le revois, je le re-sens, quand il était là près de moi, quand il me serrait fort contre son cœur… Eblouissement, on croise une voiture qui roule en plein phare…

Comment en suis-je arrivée là ? Comment tout a commencé ? Pourquoi ?

Son parfum… un souvenir délicieux…

Je me souviens, je me souviens trop bien de cette toute première rencontre : un jour d’été…

Je me souviens du temps qu’il faisait ce jour là, de ce qu’il portait, de ce que je portais, je me souviens de son regard la première fois qu’il s’est posé sur moi, je me souviens aussi de ce rouge monté à ses joues lorsque je lui ai fait un compliment…

C’était bon de le voir, de le connaître…

Que c’est loin… et le paysage qui défile toujours… des champs à perte de vue, au loin un clocher, dans la voiture ça discute, je m’en fiche je suis plongée dans mes souvenirs, dans cette première rencontre, je suis plongée dans son souvenir…

S’il savait que je l’aime à ce point, s’il se rendait compte…

Les champs… toujours… et le souvenir de ce premier baiser, si doux, si intense, mais trop rapide…

Je le veux tellement cet homme, je le veux tous les jours, je l’ai dans sang depuis ce moment là… Comme s’il m’avait droguée, hypnotisée…

On me rappelle à la réalité, on me parle… je m’en fiche, je veux retourner dans mes souvenirs, repenser à nos bons moments…

Que peut-il être en train de faire ? Pense t-il à moi ? Je lui en veux de ne pas être là près de moi dans cette fichue voiture, je lui en veux tellement, mais aussitôt je repense à nous, aux belles choses qu’il m’a dites, à nos envies d’avenir…

La voiture s’arrête, tout le monde descend… un petit coin à l’abri du vent pour allumer une cigarette…

Le ciel est plein d’étoiles, c’est magnifique… y a-t-il des étoiles au dessus de sa tête ? Ce qu’il peut me manquer ! J’aime penser à lui, je me sens légère quand je pense à lui, à son sourire, à ses manies, à sa manière de me sourire…

Et si je pense encore à ses mains, à ses lèvres, j’en viens à penser à ces rares fois où nous nous retrouverons dans l’intimité, où nous nous aimons tendrement… où j’espère que notre amour vivra encore, un peu, ou beaucoup…

Celui qui a chanté la maladie d’amour ne se trompait pas… je suis malade, malade de son absence…

Quelques jours à passer sans lui, loin de tout, là au milieu des champs, je vais tenir, je vais tenir parce que j’ai l’espoir de le revoir, de le revoir vite…

Demain est un autre jour… demain on se parlera peut être qui sait ? Ou peut être que demain je replongerai à nouveau dans mes souvenirs, pour l’heure la cigarette est finie et éteinte, je laisse mes souvenirs là à l’abri du vent, c’est l’heure pour moi d’aller me coucher…

Posté par Adidine à 19:47 - Nouvelles - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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12 janvier 2009

Brève

1996. Autoroute A10.  Aux alentours de Châtellerault.

-          C’est quoi qu’on écoute ?

-          Jacques Brel…

-          Connais pas…

-          Ben écoute…

10 km plus loin.

-          Il est torturé ce gars non ?

-          Oui, on peut dire ça…

-          On peut réécouter la K7, s’il te plait Papa ?

-          Vas y, occupes toi en…

2000. Paris XIIIème.

Trois visages tournés vers une télé, Brel chante les « Bonbons ».

-          J’adore, vraiment, il est génial ce type…

-          Et tu connais la chanson par cœur ? C’est pas de ta génération pourtant…

-          Oui c’est de la tienne. Mais à force de l’entendre dans la voiture, ben ça a fini par rentrer…

-          Je t’aurai au moins appris ça.

2009. Paris XVIIIème.

Une jeune femme pleure son père en écoutant le CD de Brel – une centaine de chanson dans le boitier. Et malgré les larmes, elle bat la mesure et chante aussi fort qu’elle le peut…

« Merci Papa… »

Posté par Adidine à 18:53 - Et blablabla - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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