17 février 2009
Les vieux amants
Encore une petite chose que j'avais écrite avec Sylversurfer.
Si ces larmes sont versées par ses yeux
C’est qu’il est triste le vieil amoureux
Sa moitié est partie pour les cieux
Il se sent tellement seul, parmi eux
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Toute la famille est réunie, là
C’est une triste journée ici-bas
Abandonné, il a perdu la foi
Il n’a de cesse de penser « pourquoi ? »
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Il l’avait tant voulu, désiré
Le bonheur d’être deux, d’espérer
Pour combler tous ces vides, s’en parer
Et de tous les mots d’or la parer
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Et s’il oubliait les joies, avec le temps
Qu’il ne puisse plus vivre le présent ?
Elle était tout, elle était tellement
C’était elle qui le rendait vivant
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Le corps perdu, comme un loup de mer
Vieil homme qui s’en retourne à l’amer
Sans amarres, égaré, cœur ouvert
Ils s’étaient vus pour une vie entière
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Un amour pour la vie, à l’infini
Même quand les enfants avaient grandi
Profiter des bonheurs à tout prix
Mais tout ceci est bien loin aujourd’hui
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Il se souvient de ces clairs matins
Où ils riaient, avaient l’air mutin
Pourquoi pour elle écrire le mot fin
Il l’aimerait plus que tout, c’est certain
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La toute première fois qu’il l’avait vue
Tout au fond de lui il l’avait su
Et quand pour de bon il l’avait eue
Il comprit qu’il pouvait se mettre à nu
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Pour elle il avait bravé les tempêtes
Afin de lui offrir une vie parfaite
Il devrait conserver tout ceci en tête
Que de là haut elle en soit satisfaite
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Lui restait-il d’improbables avenirs
Ou simplement le feu des souvenirs
Il sentait plutôt la fin lui venir
La certitude que tout devait finir
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Ce soir il sait qu’il en a fait le tour
De sa vie ici bas et alentour
Il est fin prêt pour son voyage d’Amour
Qui le conduira vers elle pour toujours
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Une dernière pensée pour les siens
Agir puis oublier la peur qui vient
Dernière larme, dernier chagrin
Tout ceci sera fin dès demain
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Il s’allonge dans ses habits du dimanche
S’endort doucement avec nonchalance
Plus rien ne compte que cette appartenance
A l’Eternel qui est sa délivrance
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Plus de réveils pour le vieil amoureux
Il a retrouvé le goût d’être heureux
Main dans la main dans des cieux toujours bleus
Les deux époux ne sont plus jamais vieux
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10 février 2009
C'est l'heure de l'apéro
Avant de vous narrer mes aventures noctures qui mettent en scène deux pompiers, trois policiers, une douche, une piscine et d'autres instruments en tout genren je vous propose une petite chose écrite, il y a quelques temps déjà, par moi même (forcément!) et par Sylversurfer.
J'me suis fait toutes tes cousines
Et toi aussi tu me taquines
Mais j'ai la tête qui tourne pas rond
Et l'estomac un peu grognon
« Je sais que t'as soif mon coco !
Hey ! Lève ton verr' encor' plus haut
Faut surtout pas qu't'en laisse un' goutte
Beaucoup d'alcool pour un bon shoot »
Continues bien à m’inciter
Tu vas finir par m’exciter
Et si tu crois que t’es mon but
Je te déflore et te culbute
« Regarde-moi bien mon p’tit gars
Si j’dans’ dans la bouteill’ tu vois
C’est pour qu’tu craques justement
Aval’ moi ou j’passe au suivant ! »
T’es vraiment rien qu’une allumeuse
Tu fais ta fière, t’es rien qu’une Gueuze
T’auras bientôt l’air ridicule
Quand j’aurai péter ta capsule
« Arrête tes m’naces, poch’tron
Regard’ la serveuse, pauv’ con
Elle t’zieute bizarrement
Elle veut t’priver de ton bon temps »
Qu’elle s’amuz pas à se pointer
J’ai pas l’pied ferme mais j’ai le nez
Faut pas me prendre pour un tartuffe
Je suis bon mec mais pas une truffe
« Elle s’rapproche la coquine
Elle va t’piquer ta bibine
‘ttention ! Serr’ moi ‘core un peu
Sinon je me barre mon vieux »
Dégages de là toi la gazelle
Viens pas me piquer ma gamelle
Laisses moi picoler ma bibine
Hein oui c’est vrai qu’t’es ma copine ?
« Mais oui ! J’suis ta pote bien sur !
Même si t’es qu’une ordure
Tu d’vrais arrêter de m’parler
Ou on va tout te confisquer ! »
Héé ! Reviens ici, c’est ma picole
J’ai pas tout eu ma dose d’alcool
Rapportes moi ou bien sinon
J’te mets une prune ou quelques gnons
« V’là qu’y s’tapent dessus maint’nant
Putain ! Fais chier ! Tout fout le camp
Avec qui j’vais discuter moi ?
Qu’ess’ tu racontes le putois ? »
J'y avais bien dit, à c’te pétasse
De pas confisquer ma vinasse
Faut pas trop jouer à la mégère
Quand je discute devant un verre.
30 janvier 2009
Haïku
Je tente de comprendre comment faire un haïku ; surtout je tente d'en faire.
Voilà donc mon premier essai
Un cœur si heureux
Un homme qui disparaît
Une larme coule
Aurélie revient demain bientôt, promis.
Pensez à aller voir la suite de la nouvelle de Sylversurfer ici.
27 janvier 2009
Sylversurfer
Je vous propose aujourd'hui deux billets, le premier, celui ci, est une nouvelle qu'un ami (Sylversurfer) a écrite.
Vous avez ici la première partie.
En vous souhaitant bonne lecture.
Lorsque Scud et son coéquipier arrivèrent devant l’antre de cette ignominie, ils savaient tous les deux qu’ils n’auraient pas beaucoup de temps pour mener à bien leur enquête. De plus ils savaient qu’il leur faudrait beaucoup de chance, car ce qu’ils avaient à affronter n’était pas rationnel, et Scud ne supportait pas ce qui n’était pas rationnel.
Depuis quelques semaines, la ville de New York s’était jonchée de cadavres difficiles à identifier tant les blessures qu’ils avaient reçues étaient nombreuses.
Scud est un flic droit, et cela fait longtemps qu’il sillonne les rues de sa ville avec son coéquipier pour traquer toute la lie de la société. Ils en ont vu des cadavres, des « saloperies », peinant parfois à croire que l’homme puisse faire ce genre d’horreurs ; mais là, cela dépassait tout ce qu’il avait pu voir. Les cadavres ressemblaient plus à de la bouillie qu’à autre chose, surtout rien de bien ragoûtant.
Jetan, son coéquipier, est un type lourdaud, mais tellement sympa…après de nombreuses railleries de la part de ses collègues, qui sur sa bedaine proéminente qui lui donnait l’air d’un mollusque avachi, qui sur ses lunettes triple foyer, et j’en passe, il avait été désigné volontaire pour travailler avec Scud, un gaillard grand et baraqué, le type même du « mâle », quoi ; aux antipodes de ce que lui même représentait aux yeux de la gente féminine.
Ce « couple » hétéroclite semblait au départ voué à l’échec et les collègues du Bronx pensaient bien que Scud allait se faire un sandwich avec Jetan, car il n’était guère du genre loquace et n’aimait pas s’embarrasser d’un coéquipier.
Pourtant, petit à petit, Jetan avait sans vraiment le vouloir apprivoisé Scud, et depuis maintenant 5 ans, ils formaient la meilleure équipe du Bronx, à tel point que les différents gangs de la Bronx les respectaient et les toléraient dans leurs quartiers, ce qui n’était pas le cas de beaucoup d’équipes qui en avaient fait la douloureuse expérience.
C’est ainsi qu’un jour un chef de gang lui parla de la mort d’un des siens ; lorsqu’ils se déplacèrent sur les lieux du crime, ils ne trouvèrent qu’un amas de chairs sanguinolentes. Il était impossible de reconnaître ce qui avait du être un être humain tant l’enveloppe corporelle et ce qu’elle contenait avaient été lacérée, déchiquetée, le visage quasiment écrabouillé. Ce tas de viande ressemblait plus à une boite de ravioli retournée qu’à un individu. Le chef de gang était sur de l’identité du cadavre car non loin de là, on retrouva la chevalière en métal semi précieux que tous les types du gang devaient porter ; de plus l’un des leur ne s’était pas présenté pour les raids habituels chez les rivaux ; et ce n’était pas son style.
Deux semaines plus tard, ce fut le tour d’un autre gang de subir une attaque de ce type…les blessures ne ressemblaient à rien ; aucun tueur connu, aucun malade recensé n’avait jamais explosé comme çà ses victimes. Et pourtant, Scud et Jetan en avaient vu de toutes les couleurs. Mais là, çà dépassait leurs connaissances des crimes les plus atroces : on pouvait suivre chaque fois le cadavre tant les bouts de chair étaient éparpillés sur les murs, les trottoirs, attestant de la violence de ces attaques.
Le nombre de cadavres commençait à augmenter de plus en plus, de jour en jour ; la morgue ne désemplissait plus…au moins, çà avait un avantage, pensait Scud : Les cadavres étaient tellement esquintés qu’ils pouvaient tenir à plusieurs dans la boite en sapin où nous finissons tous un jour. Dans une ville aussi grande que New York, même les places dans les cimetières étaient assez recherchées.
La presse s’était bien sur emparée de l’affaire, proposant à l’envi des photos de cadavres joliment accompagnées de titres et d’articles racoleurs. Elle avait même surnommé le tueur « Mururoa », tant les macchabées étaient atomisés ; la presse adorait les faits macabres, et ce depuis des lustres : c’est ce qui faisait vendre leur sac à potins.
A force de suivre ces cadavres comme on suit une piste, de recouper les informations offertes par les gangs qui n’arrivaient même pas à se faire justice eux même, n’ayant jamais pu apercevoir le tueur, Scud et Jetan avaient réussi à trouver le repaire. Enfin à définir une zone où pouvait se planquer ce Sérial Killer. En effet, si l’on pointait les lieux des crimes sur une carte, cela formait comme une espèce de cercle. Il était facile alors d’imaginer le tueur partant d’un point précis (sans doute sa cache) et sévissant en rayons autour de ce point…
Il suffisait donc d’aller vérifier si cette théorie tenait la route. Ce que firent Scud et Jetan.
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